Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Le comité de surveillance de l’accord bilatéral signé le 27 juin 2025 a officiellement entamé ses travaux le jeudi 31 juillet à Washington, sous l’égide des États-Unis, du Qatar, de l’Union africaine et du Togo, facilitateur désigné du processus.
Réunis pour la première fois, les représentants congolais et rwandais ont désigné les présidents respectifs du comité et validé les termes de référence. Cette réunion préparatoire marque un tournant décisif : elle précède la mise en place du mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, prévu dans les prochaines semaines.
Ce comité joue un rôle central : il veille au respect des engagements, traite les différends, propose des solutions et facilite les ajustements nécessaires à la bonne application de l’accord. Le Département d’État américain a rappelé l’importance stratégique de ce mécanisme dans la consolidation de la paix dans la région des Grands Lacs.
La communauté internationale, par la voix des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine, a réaffirmé son soutien indéfectible au processus. L’enjeu : créer une coordination régionale et internationale solide pour accompagner les efforts diplomatiques et sécuritaires des deux pays.
L’accord signé à Washington par Thérèse Kayikwamba Wagner (RDC) et Olivier Nduhungirehe (Rwanda) repose sur deux piliers majeurs : la sécurité et le développement économique partagé.
Sur le plan sécuritaire, l’accord engage les deux parties à :
- cesser les hostilités ;
- mettre fin à tout soutien aux groupes armés, notamment le M23 et les FDLR ;
- respecter les frontières et la souveraineté territoriale.
- Un mécanisme militaire conjoint, inspiré des accords de Luanda, sera chargé de renforcer la coopération en matière de sécurité.
- Économie : miser sur l’intégration régionale
Sur le volet économique, l’accord ouvre la voie à des projets conjoints dans plusieurs domaines clés :
- l’hydroélectricité,
- la gestion des parcs nationaux,
- la traçabilité des minerais.
La mise en œuvre de ces projets sera facilitée par les organisations régionales telles que la CIRGL, la COMESA et l’EAC, avec les États-Unis comme partenaire d’investissement majeur.
Autre signal fort : un sommet entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi est en préparation, selon une annonce de Donald Trump depuis l’Écosse. Cette rencontre devrait permettre de consolider les engagements politiques et de renforcer la dynamique de réconciliation. Elle incarne la volonté des deux dirigeants de tourner la page d’un long conflit et d’inscrire leur coopération dans la durée.
vec l’activation du comité de surveillance, la RDC et le Rwanda passent des paroles aux actes. La communauté internationale reste mobilisée pour faire de cet accord une étape décisive vers une paix durable et un développement partagé dans la région des Grands Lacs.
