Lomé, 1er juillet 2025 – Alors que débute officiellement la campagne électorale pour les élections municipales du 17 juillet prochain, un document revient au cœur de l’actualité politique : le Code électoral togolais. Trop souvent méconnu ou ignoré, ce texte fondamental fixe pourtant les règles du jeu démocratique, en particulier en période de campagne.
Adopté et révisé à plusieurs reprises pour s’adapter aux réalités nationales, le Code électoral définit non seulement les conditions d’organisation du scrutin, mais aussi les droits, devoirs et limites des candidats, partis, électeurs et institutions.
Selon le Code électoral, la campagne électorale est la période pendant laquelle les candidats peuvent promouvoir leurs idées, mobiliser leur base et solliciter les suffrages. Cette période est délimitée dans le temps : elle commence 15 jours avant le scrutin et prend fin 48 heures avant le jour du vote, soit le 15 juillet à minuit pour les municipales 2025.
Article 68 du Code électoral (modifié) précise : « La campagne électorale s’ouvre quinze (15) jours avant la date du scrutin et prend fin 48 heures avant cette date. Toute propagande en dehors de cette période est interdite. » Les contrevenants s’exposent à des sanctions, notamment l’annulation de leurs affiches, spots ou meetings irréguliers.
Affichage, médias, réunions : les règles à suivre
Le Code est clair : les candidats peuvent organiser des réunions publiques, faire de l’affichage ou s’exprimer dans les médias, mais cela doit se faire dans le respect des lois et de l’ordre public.
Article 70 stipule : « Les réunions électorales sont libres, sous réserve des dispositions relatives à l’ordre public. »
Article 75 évoque l’accès équitable aux médias : « L’État garantit à tous les candidats un accès égal aux médias publics pendant la campagne. »
- Toute utilisation des ressources de l’État à des fins de propagande est formellement interdite.
- Des interdits clairs : pas de haine, pas d’achat de conscience
- Le Code électoral interdit strictement :
- les propos incitant à la haine ethnique, religieuse ou politique,
- l’achat de voix,
- les dons abusifs ou pressions sur les électeurs.
Ces pratiques sont passibles de poursuites judiciaires.
Article 113 : « Est puni tout candidat ou représentant qui tente d’influencer un électeur par des dons, promesses, violences ou menaces. »
Un appel au civisme et à la responsabilité
À l’heure où les candidats s’apprêtent à battre campagne dans tout le pays, il est urgent de redonner au Code électoral toute sa place dans le débat public. Ce texte n’est pas une formalité : c’est la colonne vertébrale de la démocratie électorale togolaise.
Respecter le Code, c’est respecter l’électeur, la République et la paix.
