Du 19 au 25 octobre 2025 , la capitale togolaise sera au cœur d’un événement inédit où beauté rime avec bien-être intérieur. Le programme Heal by Hair, porté par la Bluemind Foundation en partenariat avec l’Université de Lomé et le Ministère togolais de la santé, s’apprête à former 400 coiffeuses en ambassadrices de la santé mentale. Dans une Afrique encore marquée par les tabous autour de la détresse psychologique, cette initiative transforme les salons de coiffure en véritables espaces d’écoute et d’espoir.
Dans les quartiers animés de Lomé, les salons de coiffure sont bien plus que des lieux de beauté : ce sont des espaces de confidences où les femmes partagent joies, blessures et inquiétudes. Partant de là, la Bluemind Foundation, organisation panafricaine engagée pour le bien être mental , a imaginé Heal by Hair; une approche communautaire qui mise sur la proximité et la confiance.
Pendant une semaine, du 19 au 25 octobre, l’Université de Lomé deviendra l’épicentre de cette aventure humaine et sociales. Les participantes, coiffeuses professionnelles ou apprenties suivront une formation intensive de trois jours axée sur l’écoute active, la reconnaissance des signes de détresse psychologique et l’orientation vers les structures de soins adaptées.
En Afrique de l’ouest, la santé mentale demeure un défi sous-estimé : peu de psychiatres, des coûts élevés, et surtout une stigmatisation persistante. Selon la Bluemind Foundation, plus de 67 pour cent des femmes déclarent se confiner régulièrement à leur coiffeuses, un chiffre qui révèle la puissance sociale de ces professionnelles.
Des conférences, tables rondes et ateliers de recherche rythmeront la semaine, favorisant le dialogue entre experts, acteurs communautaires et institutions sanitaires. En transformant un geste aussi quotidien qu’une coiffure en acte de soins psychologiques, Heal by Hair bouleverse les codes. Cette 5 édition, qui se tiendra du 19 au 25 octobre prochain à Lomé, marque une étape symbolique : celle où le Togo devient un laboratoire du bien -etre mental féminin en Afrique. Au delà des ciseaux et des peignes, c’est désormais la parole, l’écoute et la solidarité qui tissent les plus beaux liens.
Stagiaire : KOUGBEADJO YAO HENOC
