Le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a procédé, lors du Conseil des ministres du 19 mars 2026, à la nomination de Joseph Keguewe en qualité de membre du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina).
Cette nomination marque une étape importante dans le parcours du journaliste, dont l’engagement dans le domaine des médias et de la valorisation des identités africaines est reconnu. En intégrant cet organe stratégique, Joseph Keguewe participera désormais à la définition des grandes orientations de cette institution dédiée à la promotion des cultures, de l’histoire et des valeurs des peuples noirs à l’échelle africaine et diasporique.
Il n’est cependant pas le seul à rejoindre cette instance. À ses côtés, plusieurs personnalités aux profils variés ont également été désignées, illustrant la volonté des autorités de constituer une équipe pluridisciplinaire solide :
Franklin Nathan Nyamsi, professeur agrégé de philosophie, reconnu pour ses prises de position intellectuelles ;
Sié De Bindouté Da, sociologue, spécialiste des dynamiques sociales ;
Nathalie Yamb, experte en ressources humaines et communication ;
Abdoul Niang, journaliste ;
Serge Bayala, consultant ;
Boukary Nébié, enseignant-chercheur ;
Eric Wilfrid Yirim Zouré, conseiller des affaires économiques ;
Wendlarima Hyacinthe Ouédraogo, enseignant-chercheur ;
San Simon Coulibaly, conseiller des affaires étrangères ;
Zakaria Koumaré, administrateur des services financiers.
Institué comme un cadre de réflexion stratégique, le Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina a pour mission d’accompagner la vision de l’État burkinabè en matière de valorisation du patrimoine historique, culturel et intellectuel des peuples noirs. Il constitue également un levier de production d’idées, de recherches et d’initiatives visant à renforcer la souveraineté culturelle africaine.
Officiellement recréé le 14 mai 2025 en Conseil des ministres, l’Institut des peuples noirs-Farafina est placé sous la direction de l’ancien Premier ministre burkinabè, Apollinaire Kyelem de Tambèla. Cette relance s’inscrit dans une dynamique de réappropriation de l’histoire africaine et de promotion d’un narratif endogène, porté par des intellectuels et acteurs engagés.
À travers ces nominations, les autorités burkinabè entendent insuffler une nouvelle dynamique à l’IPN-Farafina, en s’appuyant sur des compétences issues de divers horizons – universitaire, médiatique, administratif et diplomatique – afin de faire de cette institution un véritable pôle d’excellence et de rayonnement culturel.
La présence de Joseph Keguewe au sein de ce dispositif vient ainsi renforcer la dimension médiatique et communicationnelle de l’institution, dans un contexte où la bataille des idées et des perceptions occupe une place centrale dans la construction de l’image et de l’influence des nations africaines.
