Les autorités togolaises ont conduit, conformément aux textes en vigueur et aux engagements internationaux du pays, la procédure d’extradition concernant Monsieur DAMIBBA Paul-Henri Sandaogo, ressortissant burkinabè, recherché par les autorités judiciaires de la République du Burkina Faso.
La demande officielle d’extradition a été transmise aux autorités compétentes togolaises le 12 janvier 2026. Elle porte sur plusieurs chefs d’accusation, notamment le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, l’incitation à la commission de délits et de crimes, le recel aggravé ainsi que le blanchiment de capitaux.
Après un examen rigoureux de la régularité juridique de la requête, les autorités togolaises ont donné les suites prévues par la loi. Dans ce cadre, Monsieur DAMIBBA Paul-Henri Sandaogo a été interpellé le 16 janvier 2026, en exécution d’un mandat d’arrêt conforme à la demande d’extradition, avant d’être placé sous écrou.
Le dossier a ensuite été examiné par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lomé, qui a tenu une audience publique le même jour. À l’issue des débats, la juridiction a rendu un avis favorable à l’extradition, fondé sur le principe de réciprocité entre les deux États, les instruments juridiques internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que les garanties formelles apportées par les autorités burkinabè.
Ces garanties concernent notamment le respect de l’intégrité physique et morale de la personne concernée, l’assurance d’un procès équitable et l’absence de la peine de mort dans la procédure judiciaire engagée.
À la suite de cet avis favorable, Monsieur DAMIBBA Paul-Henri Sandaogo a été remis aux autorités de la République du Burkina Faso le 17 janvier 2026, marquant l’aboutissement du processus d’extradition.
Par cette démarche, le Togo réaffirme son attachement à la coopération judiciaire internationale, à la lutte contre l’impunité et au strict respect des droits humains, consolidant ainsi l’État de droit et la confiance entre États partenaires.
