Le Togo continue de marquer des points sur la scène diplomatique africaine. En marge de la première Conférence de l’Union africaine sur la dette, qui se tient à Lomé du 12 au 14 mai 2025, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience Claver Gatete, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).
Au menu de cette rencontre : la coopération stratégique entre le Togo et la CEA, les perspectives de développement du continent, et un sujet de fond devenu crucial pour l’avenir de la gouvernance mondiale la place de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies.
Claver Gatete n’a pas tari d’éloges sur la dynamique enclenchée par Lomé. Il a salué l’organisation réussie de la Conférence sur la dette par les autorités togolaises, preuve d’un engagement fort pour le développement durable et la réforme financière du continent.
« Notre échange avec le Président du Conseil visait à consolider notre coopération autour de quatre domaines majeurs : la Zone de libre-échange continentale, les statistiques économiques notamment le recalibrage du PIB, l’intégration technologique pour améliorer la fiscalité, et enfin, l’efficacité de la gouvernance », a-t-il confié à la presse à l’issue de la rencontre.
Le Togo, qui bénéficie déjà d’un accompagnement technique dans ces domaines, se positionne comme un laboratoire de bonnes pratiques pour d’autres pays africains.
Mais au-delà des sujets économiques, l’échange a également porté sur une question symbolique et stratégique : l’accès de l’Afrique à des sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies.
Sur ce dossier, Claver Gatete a souligné la volonté politique affirmée du Togo, qui joue un rôle actif dans les discussions internationales en faveur d’une réforme du système onusien.
« Le Togo fait entendre la voix de l’Afrique sur les grandes questions de gouvernance mondiale. Nous avons salué la position du pays, qui contribue à faire avancer le processus de réforme du Conseil de sécurité dans un esprit d’équité et de représentativité », a déclaré le haut fonctionnaire onusien.
En accueillant cette conférence continentale sur la dette et en se positionnant sur les grandes questions de l’heure, le Togo renforce son image de nation influente, tournée vers les solutions concrètes et la solidarité panafricaine.
L’entretien entre Faure Gnassingbé et Claver Gatete en est une nouvelle illustration : Lomé ne se contente plus d’observer, elle agit et inspire.
