Les 12 et 13 novembre 2024, l’Hôtel 2 Février de Lomé a servi de cadre à un atelier technique organisé par l’Union Nationale des Artistes Musiciens (UNAM ) du Togo. Ce rendez-vous inédit s’est articulé autour de deux communications majeures pour le secteur artistique togolais : l’importance de l’assurance vie pour les artistes et la valorisation des patrimoines culturels.
Cette initiative a rassemblé artistes, acteurs culturels, partenaires nationaux et internationaux et s’inscrit dans la volonté de structurer davantage le secteur artistique, tout en répondant aux besoins spécifiques des artistes Togolais.

Lors de son allocution, le secrétaire général de l’UNAM Togo, M. KPADENOU Koami Agbegnigan, a lancé un vibrant plaidoyer en faveur de la protection sociale des artistes togolais.
« L’artiste togolais contribue au rayonnement de notre culture et à l’identité de notre nation, cependant il est souvent livré à lui-même face aux imprévus de la vie. » « Nous devons agir positivement pour que les artistes bénéficient d’une assurance vie digne de ce nom, un filet de sécurité qui leur permettra de vivre et de créer dans la dignité », a-t-il plaidé.
Le secrétaire général a également formulé une doléance aux institutions culturelles et aux partenaires nationaux et internationaux : « Nous appelons à une collaboration étroite pour mettre en place un cadre légal et des mécanismes concrets d’assurance vie.»

Le trésorier général de l’UNAM, M. Koukel Fleyman, a soutenu ce plaidoyer, insistant sur le fait qu’une telle mesure renforcerait la reconnaissance et la dignité des artistes. « Nous voulons que chaque artiste togolais soit considéré comme un acteur de développement protégé et valorisé », a-t-il déclaré.
En parallèle, les échanges ont porté sur la valorisation des patrimoines culturels, un autre pilier essentiel pour l’UNAM. Les participants ont unanimement reconnu que la préservation des richesses artistiques et culturelles du Togo est non seulement un devoir, mais aussi une opportunité pour développer le secteur touristique et renforcer l’identité nationale.
D’un ton doux et réfléchi, Mr KPADENOU Koami Agbegnigan a rappelé : « Notre patrimoine culturel, ce sont nos racines. Il est la mémoire de notre peuple, la lumière de notre identité. Nous ne devons pas seulement en être les témoins, mais aussi les protecteurs et les transmetteurs. »
Avec une profonde gravité, il a insisté sur l’importance de valoriser ce patrimoine, non seulement pour les générations présentes, mais aussi pour celles à venir. « Nos traditions, nos musiques, nos danses, nos chants… tout cela forme un trésor inestimable qu’il est de notre devoir de préserver et de valoriser. Ce n’est pas simplement une question de nostalgie, mais d’affirmation de qui nous sommes, de ce qui nous unit. »
Des propositions concrètes ont été faites pour intégrer davantage les patrimoines culturels dans les politiques publiques et sensibiliser les jeunes générations à l’importance de cet héritage.

Cet atelier illustre parfaitement le rôle de l’UNAM en tant que fer de lance de la transformation du secteur artistique togolais. Avec des initiatives concrètes comme celle-ci, l’organisation se positionne comme un acteur incontournable, engagé à améliorer les conditions de vie et de travail des artistes tout en promouvant le patrimoine culturel du pays.
En rassemblant artistes, partenaires et décideurs autour de ces problématiques cruciales, l’UNAM TOGO a une fois de plus démontré son engagement pour un secteur artistique structuré, équitable et valorisant.
Avec cette initiative, l’UNAM TOGO trace une voie ambitieuse pour un meilleur avenir des artistes togolais.
