À moins de deux mois des élections municipales prévues le 10 juillet 2025, le ministre de l’Administration territoriale, Colonel Hodabalo Awaté, remet de l’ordre dans la délivrance des attestations de résidence, un document clé pour tout candidat au scrutin.
Dans une note datée du 19 mai 2025, le Colonel Awaté s’adresse à tous les maires du pays pour leur rappeler les règles strictes définies par l’article 250 du nouveau Code électoral (Ordonnance N°2024-003/PR du 5 novembre 2024). Selon ce texte, seul le maire de la commune de résidence du demandeur est habilité à délivrer l’attestation.
Mais ce n’est pas tout. Le ministre insiste également sur le plafonnement du coût de l’attestation à 5 000 FCFA maximum, partout sur le territoire. Une mesure visant à prévenir les abus tarifaires constatés par le passé et à assurer l’équité d’accès à ce document essentiel pour tous les citoyens. « Il est impératif que toutes les communes respectent ce plafond, afin de ne pas décourager les candidats potentiels », a martelé le ministre.
Dans les communes où le maire est lui-même candidat, le Colonel Awaté précise que la signature de l’attestation revient obligatoirement à un délégataire, tel qu’un adjoint au maire ou le secrétaire général de la mairie. L’objectif est d’éviter tout conflit d’intérêts ou partialité dans le traitement des dossiers.
Autre annonce notable : la carte d’électeur est désormais considérée comme une pièce justificative suffisante pour obtenir une attestation de résidence. Cette simplification vise à réduire les lourdeurs administratives et à faciliter la vie des candidats, notamment ceux évoluant dans des zones rurales ou à faibles ressources.
Cette série de mesures s’inscrit dans une volonté plus large de rendre le processus électoral plus transparent, inclusif et apaisé. Le ministère entend ainsi garantir que tous les Togolais désireux de s’engager dans la vie locale puissent le faire dans des conditions équitables.
Le Colonel Awaté appelle enfin l’ensemble des maires à l’application stricte de ces directives, sans exception. Il souligne que tout manquement ou abus pourrait entacher la crédibilité du processus électoral et entraîner des sanctions. « Le respect de ces règles est fondamental pour éviter toute forme d’irrégularité et assurer un traitement équitable de tous les candidats », conclut-il.
Avec ce rappel ferme mais nécessaire, le ministère entend préserver l’intégrité des élections municipales à venir, en veillant à ce que chaque citoyen ait sa chance, sans discrimination ni entrave financière.
