Ce lundi 13 octobre 2025, à peine constitué, le gouvernement Lecornu II est confronté à une double offensive parlementaire : deux motions de censure ont été déposées dès le matin à l’Assemblée nationale.
La première est portée par La France insoumise (LFI), avec le soutien des députés écologistes et communistes. La seconde émane du Rassemblement National (RN), allié à l’UDR dirigée par Éric Ciotti.
Le Parti socialiste (PS), de son côté, adopte une posture prudente : il attend la déclaration de politique générale du Premier ministre, prévue pour mardi, avant de décider s’il soutiendra ou non une motion de censure.
À l’étranger, Emmanuel Macron, en Égypte où il participe au sommet sur Gaza, a appelé à la stabilité et critiqué les forces politiques qui « misent sur la division ».
À l’Assemblée nationale, les calculs sont serrés : selon les projections, si RN + UDR + LFI + écologistes + communistes s’unissent, ils atteindraient environ 264 voix, soit 24 voix de moins que la majorité absolue (289) nécessaire pour faire tomber le gouvernement.
Le suspense demeure donc entier : dans les jours qui viennent, tout dépendra du discours du Premier ministre, des arbitrages au sein des partis, et de la capacité du camp présidentiel à conserver quelques voix critiques.
Stagiaire assistante à la rédaction : Ruth ETEKPOR
