Lomé, 1er juillet 2025 – C’est officiel : la campagne électorale pour les municipales du 17 juillet a débuté ce mardi sur toute l’étendue du territoire. Entre espoir démocratique et climat politique tendu, les formations en lice entrent en scène avec des approches contrastées.
Opposition : entre boycott et résistance par les urnes
Malgré les critiques toujours vives sur la récente réforme constitutionnelle, certains partis d’opposition ont décidé de rester dans la course électorale, misant sur la présence dans les institutions locales comme levier d’action. C’est le cas des Forces Démocratiques pour la République (FDR) et de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC).
Ces deux partis, figures historiques de l’opposition togolaise, ont donné le coup d’envoi de leur campagne dans plusieurs communes de Lomé, affirmant leur volonté de continuer le combat démocratique à travers les urnes, tout en gardant une posture vigilante. « Participer, c’est aussi refuser le silence. C’est parler aux citoyens et construire localement », confie un militant de l’ANC, mobilisé à Bè-Klikamé.
Pour ces partis, il ne s’agit pas d’un blanc-seing au système, mais d’un acte stratégique pour ne pas céder entièrement le terrain au pouvoir.
Le choix du boycott pour d’autres
À l’inverse, plusieurs formations ont choisi de boycotter ce scrutin municipal, estimant que les conditions ne garantissent ni transparence ni équité. Parmi elles figurent le PSR, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), l’ADDI, Santé du Peuple, le CAR, et d’autres regroupements politiques.
Ces partis appellent à un report du scrutin, demandant des réformes plus profondes et des garanties institutionnelles.
UNIR mobilisé, comme à son habitude
Pendant que l’opposition se divise sur la stratégie, l’Union pour la République (UNIR), le parti présidentiel, déploie ses forces sur le terrain. Dès les premières heures de la campagne, caravanes, meetings et affichages ont investi la capitale Lomé ainsi que les grandes villes régionales.
Affichant sa force logistique et son organisation, UNIR entend conserver son contrôle sur la majorité des communes, comme lors des municipales de 2019.
117 communes au cœur du scrutin
Le 17 juillet prochain, les Togolais sont appelés à élire les conseillers municipaux dans 117 communes à travers le pays. Un enjeu crucial pour la gouvernance de proximité, l’aménagement du territoire, et la participation citoyenne à la base.
Malgré un contexte politique complexe, la tenue de cette campagne montre que, face aux incertitudes, la voie électorale reste un espace de lutte, d’expression et de construction démocratique.
