Dans un climat politique où chaque prise de position suscite débat et controverse, l’analyste politique togolais Ourna Gnanta a réagi au récent communiqué de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). En dénonçant ce qu’il qualifie de contradiction et de manipulation de l’opinion publique, il appelle à une approche politique plus cohérente et orientée vers l’intérêt national.
L’ANC, dirigée par Jean-Pierre Fabre, a exprimé son désaccord face à la désignation d’un tiers des sénateurs par le Président de la République. Cette critique, selon Ourna Gnanta, est un paradoxe. L’ANC, fervent défenseur du retour à la Constitution du 14 octobre 1992, semble contester une disposition essentielle de ce texte, pourtant jamais remise en question auparavant.
Ourna Gnanta rappelle que l’article 52, alinéa 7, de cette Constitution stipule : « Le Sénat est composé des deux tiers (2/3) de personnalités élues par les représentants des collectivités territoriales et d’un tiers (1/3) de personnalités désignées par le Président de la République. »

Pour lui, il est difficilement compréhensible que l’ANC, qui a participé à des dialogues politiques comme ceux du CPDC ou de Togo Telecom, adopte aujourd’hui une posture contraire à ses engagements passés.
Dans un ton mesuré mais ferme, Ourna Gnanta appelle les acteurs politiques à se hisser au-dessus des rivalités partisanes. « Nous devons dépasser les divisions inutiles et nous concentrer sur l’essentiel : l’unité et le progrès de notre nation », déclare-t-il.
L’analyste invite l’opposition, en particulier l’ANC, à faire preuve de maturité et de cohérence. Pour lui, le rôle de l’opposition ne se limite pas à critiquer, mais doit viser à construire et à renforcer les institutions démocratiques du pays.
Ourna Gnanta conclut en insistant sur l’urgence d’une politique responsable, tournée vers les besoins du peuple togolais. « La mise en place du Sénat, telle que prévue par la Constitution, est une étape nécessaire pour consolider notre démocratie. » Instrumentaliser ce processus à des fins partisanes est contre-productif. »
Dans une période où le Togo, comme bien d’autres nations africaines, fait face à des défis majeurs, il est impératif de privilégier le dialogue et la cohésion. Ourna Gnanta, avec son analyse posée, rappelle que la politique doit être un moyen de construire, et non de diviser. Ce message, teinté de sérénité, s’adresse à tous les acteurs politiques : la responsabilité, la cohérence et l’engagement sincère envers l’intérêt général sont les clés pour relever les défis qui attendent le Togo.
