Le pape Léon XIV a marqué l’histoire récente de l’Église catholique en présentant officiellement des excuses pour le rôle joué par l’institution religieuse dans l’esclavage à travers les siècles. Cette déclaration historique suscite de nombreuses réactions à travers le monde.
Dans son encyclique Magnifica Humanitas, le souverain pontife reconnaît que l’esclavage a longtemps été toléré au sein de certaines sociétés chrétiennes. Il affirme notamment que « le fléau de l’esclavage » a mis des siècles avant d’être pleinement reconnu comme incompatible avec la dignité humaine.
Le pape évoque également les souffrances endurées par les victimes de la traite négrière et de l’asservissement humain. « Il est impossible de ne pas ressentir une profonde tristesse face à l’immense souffrance et à l’humiliation endurées par tant de personnes », a-t-il déclaré.
Dans son message, Léon XIV reconnaît aussi que certaines autorités religieuses du passé ont contribué à justifier ou à légitimer des systèmes d’oppression. Selon lui, des responsables ecclésiastiques ont parfois participé à « légitimer des formes de subjugation », y compris l’esclavage de populations non chrétiennes.
Le souverain pontife qualifie cet héritage historique de « blessure dans la mémoire chrétienne », estimant que l’Église doit aujourd’hui regarder son passé avec lucidité et responsabilité.
Dans un passage particulièrement fort de son message, le pape déclare : « Pour cela, au nom de l’Église, je demande sincèrement pardon. » Une prise de position saluée par plusieurs organisations de défense des droits humains et par des descendants de victimes de l’esclavage.
Si certains papes du passé avaient déjà condamné l’esclavage ou dénoncé les formes modernes d’exploitation humaine, les propos du pape Léon XIV vont plus loin en reconnaissant explicitement la responsabilité historique de l’institution catholique dans ce système.
Cette déclaration ouvre désormais un nouveau chapitre dans le dialogue entre l’Église catholique et les peuples marqués par l’histoire de l’esclavage, de la colonisation et des discriminations raciales
