Lomé, 12 janvier 2026
Un drame d’une extrême gravité s’est produit le samedi 11 janvier 2026 sur le terrain de l’École Primaire Publique de Dodomé, dans la commune du Golfe 3. Un enseignant a perdu la vie à la suite d’une agression violente par jets de pierres, survenue en marge d’un match de football organisé dans l’enceinte de l’établissement scolaire.
Selon un communiqué conjoint des ministères de la Sécurité, de l’Éducation nationale, de la Justice et des Droits humains, les faits se sont produits lorsque des jeunes individus ont tenté d’accéder au terrain de jeu en escaladant les murs de l’école, malgré l’ouverture du portail principal.
Face à cette situation, l’enseignant, assisté du gardien des lieux, aurait rappelé aux intéressés les règles d’accès et de sécurité propres au milieu scolaire. C’est alors que ces derniers ont réagi de manière violente, lançant des pierres et divers projectiles.
Grièvement atteint à la tête, l’enseignant a été évacué vers une formation sanitaire où il a succombé à ses blessures, plongeant la communauté éducative dans une profonde consternation.
Sur instruction du Procureur de la République près le Tribunal de Lomé, une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte. À ce stade, neuf (09) suspects âgés de 16 à 19 ans ont été interpellés et placés en garde à vue. Les investigations se poursuivent afin d’établir toutes les responsabilités.
Les ministres signataires du communiqué ont condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violence inacceptables en milieu scolaire, tout en présentant leurs condoléances attristées à la famille de la victime et en exprimant leur solidarité à l’ensemble de la communauté éducative. Ils ont également souhaité un prompt rétablissement à l’agent de sécurité blessé lors des incidents.
Rappelant que les établissements scolaires sont des espaces protégés, les autorités appellent les populations, en particulier les jeunes, au sens de responsabilité, au civisme et au respect strict des règles. Elles insistent par ailleurs sur l’obligation de déclarer toute activité ouverte au public auprès des services de sécurité compétents, afin de garantir un encadrement sécuritaire adéquat.
Ce drame relance une fois de plus le débat sur la sécurisation des établissements scolaires et la nécessité d’une mobilisation collective pour préserver l’école togolaise comme un sanctuaire de paix et de savoir.
