À peine délogé le 17 septembre au matin, un homme de 80 ans a pu regagner son domicile le soir même, après une forte mobilisation autour de son cas. Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) salue une victoire contre l’injustice foncière et interpelle les autorités sur la recrudescence des abus liés au foncier.
Le feuilleton n’aura duré que quelques heures, mais il aura marqué les esprits. À Hédzranawoé, un vieil homme de 80 ans avait été brutalement expulsé de sa maison dans la matinée du 17 septembre par un huissier accompagné de gros bras. La scène, jugée choquante, a rapidement suscité l’indignation, notamment après l’alerte lancée par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), dirigé par le pasteur Edoh Komi, également adjoint au maire de la commune Golfe 2.
La nouvelle est tombée le soir même : l’octogénaire a pu regagner son domicile. Le MMLK a salué cette issue heureuse et rendu hommage à toutes les personnes qui ont réagi promptement pour défendre les droits du vieil homme. « C’est une victoire de la solidarité citoyenne », souligne le mouvement.
Au-delà de ce cas individuel, le MMLK pointe du doigt un problème beaucoup plus vaste : l’accaparement illégal des terres et la multiplication des litiges fonciers. Dans son communiqué du 18 septembre, l’organisation a rappelé avec fermeté : « Aucune négociation n’est envisageable dans ce dossier, car les parcelles concernées ont été acquises il y a près de 50 ans. »
Pour le mouvement, il est urgent que la justice prenne ses responsabilités afin de mettre un terme à ces pratiques qui fragilisent la cohésion sociale. « La terre existait avant nous et demeurera après nous. En la protégeant, les autorités rendront un immense service à la nation », insiste le communiqué.
Un appel à l’action des autorités
Si l’issue du 17 septembre rassure, elle ne doit pas masquer l’ampleur du problème. Les litiges fonciers sont devenus un véritable casse-tête au Togo, provoquant expulsions, violences et frustrations au sein de nombreuses familles. Le MMLK appelle à des réformes plus strictes et à une meilleure sécurisation des titres fonciers afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
L’histoire de ce vieil homme, sauvé de l’injustice par la mobilisation collective, illustre une fois encore l’importance de la vigilance citoyenne. Mais elle met aussi en lumière l’urgence d’une action structurelle pour protéger les plus vulnérables face aux dérives du foncier.
