L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) traverse une période difficile, marquée par une série de démissions qui fragilisent le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre. À l’approche des élections municipales, ces départs successifs soulèvent des interrogations sur la stabilité et l’avenir du parti sur la scène politique togolaise.
Le 18 mars 2025, Mme Gbodzo Afiwa Enyonam, maire de la commune d’Agoè-Nyivé 5, a officiellement quitté l’ANC. Dans une lettre adressée au président du parti, elle justifie son départ par l’incapacité de concilier ses engagements politiques avec ses obligations personnelles. Elle reconnaît toutefois le rôle majeur de l’ANC dans son parcours politique.
Quelques jours plus tard, Agbeyibor Komlanvi, deuxième adjoint au maire de Golfe 7, a également claqué la porte. Bien qu’il ne donne pas de détails précis sur les raisons de son départ, son geste renforce le malaise qui semble gagner du terrain au sein de l’ANC.
Ces démissions interviennent après l’exclusion, en janvier 2025, de sept cadres influents du parti, dont Robert Olympio, sénateur et ancien conseiller spécial de Jean-Pierre Fabre. Cet enchaînement de départs affaiblit considérablement l’ANC, notamment dans le Grand Lomé, où il détient encore plusieurs mairies.
Avec les élections municipales qui approchent à grands pas, la situation devient critique pour l’ANC. Le parti devra rapidement redéfinir sa stratégie pour éviter une hémorragie plus importante et conserver son influence dans le paysage politique togolais. L’enjeu est de taille : retrouver la confiance de ses militants et convaincre les électeurs avant les prochaines échéances électorales.
Mais une question demeure : cette débandade est-elle le résultat d’une mauvaise gestion de la part du chef du parti, ou bien y a-t-il des tensions internes plus profondes qui expliqueraient ces départs en cascade ?
